Photos de vacances : celle que l’on n’a pas prise.

Ile de wight vue 1 

Ile de Wight Août 2011

Je ne sais pas si vous faites pareil mais je ne peux pas m’empêcher d’immortaliser nos vacances grâce aux photos. A l’époque je classais mes préférées dans des albums. Aujourd’hui, je fais des sélections de photos, au fur et à mesure (c’est le secret) et je fais imprimer des mini albums sur papier que nous gardons en souvenir et que nous offrons aux grands parents qui se plaignent que depuis le numérique plus personne n’imprime ses photos.

Et puis, il y a cette photo qui peut vous hanter, car cette photo, vous ne l’avez jamais prise.

Il peut s’agir d’une chose que vous croisez tous les jours en vacances mais ce n’est jamais le bon moment de la prendre en photo (lumière pas bonne, pas l’envie, pas le temps, etc.) ou bien, et c’est le pire, il y a une photo que vous auriez adoré prendre sur le moment  mais voilà, vous n’aviez pas votre appareil.

Isabelle Rozembaum nous a expliqué un jour que les photos que nous ne prenons pas sont aussi importantes que celles que nous prenons.

Je me souviens en particulier d’une scène qui est restée gravée dans ma mémoire. C’était sur l’Ile de Wight il y a quelques années. David et moi assistions à un concert de jazz en plein air dans le magnifique parc de Mottistone Manor.

Nous étions venus avec un pique nique du soir et j’ai découvert à ce moment là que les britanniques sont particulièrement organisés avec chaises et tables pliantes,  nappes et vraie vaisselle.

J’ai assisté à tout ce déballage, l’ambiance était magique et complètement dépaysante pour moi. Je me souviens de m’être dit que je m’étais glissée en secret dans une société secrète dont j’ignorais totalement les codes.

Sur notre gauche, à l’écart de tout le monde, sous un arbre majestueux, un couple assis sur des chaises pliantes. Ils n’étaient plus tout jeunes, elle portait un grand chapeau et peut-être bien que lui aussi. Je ne les voyais que de dos, ils avaient l’air paisible, heureux d’être là et il se dégageait de la scène une certaine élégance. 

Je n’ai jamais regretté autant de ne pas avoir mon appareil. D’un autre coté, j’ai tout fait pour graver cette image dans mon cerveau et, de temps en temps, elle me revient en mémoire.

Et vous, il y a-t-il une photo que vous regrettez de ne pas avoir prise ?
 

10 commentaires sur “Photos de vacances : celle que l’on n’a pas prise.

  • Gredine
    9 août 2011 à 11h44

    Pire encore : la photo que je contemple et qui n’est pas de moi. Je me vante depuis des années d’une photo d’une plage de Guadeloupe digne d’une carte postale. Sauf qu’en faisant le tour de mes photos de notre séjour récemment, pas de plage idyllique. Elle doit être d’un de mes enfants. J’enrage mais elle reste mon fond d’écran préféré et revigorant

  • Jacq
    9 août 2011 à 15h12

    Bonjour ,
    Un jour je repartais du Centre Leclerc d’Echirolles et j’ai vu alors que j’étais encore sur le parking qu’un corbeau mangeait quelque chose, j’avançais doucement avec ma voiture : il avait des bonbons dans son bec ! au moins 5,bien alignés et de couleurs différentes, ces bonbons ronds de toutes les couleurs d’Aribo. J’ai pris mon Iphone pour saisir cet instant un peu irréel , une femme est arrivée derrière et a fait envolé mon cher corbeau et les bonbons……Je mettais juré de revenir avec des bonbons pour essayer de faire la photo !
    amicalement à vous
    Jacq

  • Annie
    9 août 2011 à 15h35

    Quel joli thème ! J’aime prendre des photos mais suis incapable de prendre des clichés des “gens”, sauf quelques photos de famille posées. Aussi “celles que je n’ai pas prises” sont plus que nombreuses ! Mais c’est ainsi ! Je ne peux me résoudre à prendre au vol l’image de quelqu’un. J’ai l’impression de lui voler son âme… Inutile de dire que je n’aime pas non plus être prise en photo !

  • bblinou83
    9 août 2011 à 16h59

    Des fois, je me dis que j’aurai du emmener l’appareil!!!

  • alice
    9 août 2011 à 19h35

    Ce qui me vient immédiatement en lisant tes mots, ce sont les photos des enfants au quotidien, on se dit que c’est banal, qu’on aura toujours le temps, que ce n’est pas le bon moment, etc. Et puis on se retourne et pfftt, les enfants sont grands et ils ne sont plus là au quotidien (et ils ne veulent plus qu’on les prenne en photo bien souvent!)…

  • poucinette
    9 août 2011 à 20h04

    très joli en tout cas

  • Zaius
    10 août 2011 à 12h14

    Hello,
    Pas UNE photo, mais plein, et retrospectivement je ne regrette rien. Pour la grande majorité, il s’agit de photos de voyages. De retour en France, en regardant mes photos, en racontant mes voyages aux proches et en partageant mes souvenirs, je me suis souvent dit “mais pourquoi n’as-tu pas pris de photos à ce moment là précisément ?” (car à chaque fois j’avais mon appareil, le temps et la lumière était justement particulièrement intéressante, voir le site lui même, ou les gens, etc…). Mais aujourd’hui je sais que j’étais tellement bien que j’ai oublié de sortir l’appareil et j’ai juste profité de la vie dans ce qu’elle a de meilleur. Le souvenir est imprimé ailleurs.

  • Chantal
    13 août 2011 à 1h39

    J’ai mis du temps à acquérir un appareil photo. Aussi je me souviens que je disais souvent à ma fille : “fais une photo avec des yeux”. Elle a 20 ans maintenant, et elle m’a dit sans rire “tu sais ca marche !”.
    Je crois que l’on peut effectivement imprimer dans sa mémoire, Encore faut-il retrouver le souvenir plus tard… Mais c’est pareil avec les photos non ?

  • Julie haubourdin
    13 août 2011 à 8h11

    toutes mes plus jolies photos sont justement gravées dans ma mémoire, dans mon coeur….avec juste ce soupçon d’émotion, celle du moment et surtout elles s’embellissent avec le temps puisque le réel devient moins réel, un peu plus magique, un peu plus grandiose…mais en réalité c’est vraiment parce que je ne suis pas douée pour prendre les photos !!!!!!!

  • Obaasan
    13 août 2011 à 11h30

    Sur la N20, direction Paris, une zone de carrossiers, marchands d’épaves, un peu désolée et sinistre, une parcelle de pré, anciennement cultivée et pas encore grignotée par le béton. Une jeune femme, robe noire à gros motifs colorés revient vers sa voiture. Elle a les bras chargés de fleurs redevenues sauvages qu’elle vient de cueillir dans ce champ préservé, et elle lève les genoux pour marcher dans cette marée d’herbes hautes comme si elle marchait dans la mer.
    Coincée dans ma voiture dans ce flot de voiture au ralenti, entre ferraille et béton, je l’ai gravée dans ma tête, sur ma propre carte mémoire. Un tit bonheur …

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