Le prix des bonnes choses + émission sur Capital ce soir « Consommer propre, qui peut se le permettre ? ».

David et moi adorons le tarama. En revanche, nous avons arrêté d’en acheter en grande surface depuis longtemps car nous le trouvions souvent trop pâteux, un peu gras, pas très goûteux et parfois écœurant.

J’ai bien essayé d’en faire moi-même, mais à chaque fois le résultat n’était pas concluant du tout car beaucoup trop amer. J’ai du jeter la totalité de mes deux essais.

Il y a quelques temps, j’ai raconté mes tentatives ratées à un poissonnier, chez qui je vais de temps en temps et il m’a simplement répondu « c’est normal, il faut laisser faire les professionnels ». Je lui pardonne, il ne connaît pas ma passion à vouloir faire les choses moi-même.

Samedi dernier, ne pouvant résister à ma curiosité et à ma gourmandise, j’ai craqué et j’ai acheté son tarama.

Il peut effectivement en être fier, c’est de loin le meilleur que nous n’ayons jamais mangé en dehors de la Grèce. Il est crémeux et surtout pas pâteux, il n’a aucun colorant ni conservateur (sa couleur est beige), il est très goûteux et pas du tout écoeurant.

Le seul problème est finalement son prix. Nous avons payé 17 euros pour 300 g. Je n’avais pas fait attention au prix au kilo (erreur) et, au moment de payer, je n’ai pas pu (osé) faire machine arrière.

Cette histoire me chagrine car, même si je suis souvent prête à dépenser plus pour des produits de qualité,  j’estime avoir payé beaucoup trop cher ce tarama. Cela me perturbe d’autant plus que ce poissonnier est un artisan, il prépare tout lui même dans sa cuisine derrière la boutique. Il a de très bons poissons qu’il va lui-même choisir en Bretagne par exemple.

Le coût des bonnes choses doit-t-il être aussi important ? Comment déterminer le juste prix pour un produit de qualité ?

En parlant de consommation, je vous conseille l’émission Capital de ce soir sur M6.
Le thème : Consommer propre, qui peut se le permettre ? avec des enquêtes sur le bio, sur les maisons vertes, le recyclage et bien plus encore.

Excellente soirée à vous.

31 commentaires sur “Le prix des bonnes choses + émission sur Capital ce soir « Consommer propre, qui peut se le permettre ? ».

  • stella de la rhune
    14 octobre 2007 à 17h50

    oui vaste sujet!! c’est pour cela que les directives de grenelle et surtout de la pac sont importantes, car tant que les producteurs qui font de la qualité ne seront pas aidés, c’est les conso ki trink et on peut pas developper des filières de qualite rien qu’en comptant sur la richesse des consommateurs! ki ont tous des pbs d’argent de precarité et patati!
    oui pascale je regarde avec grande attention ce soir M6 et je suis de pres les peripeties de grenelle et de la pac… et la, l’actu va pas manquer, je vais avoir plein de notes a faire!!!
    bonne soirée

  • Fabienne Cassagne
    14 octobre 2007 à 17h55

    Pour alléger et personnaliser le tarama industriel, j’ai pris l’habitude de le mélanger à quantité égale de yaourt à la grecque + jus de citron, selon le goût. C’est bcp plus léger, infiniment moins pâteux, et on peut le rendre + ou – acide ou crémeux, selon ses envies du jour.

  • Eliz
    14 octobre 2007 à 18h17

    Tes interrogations sont compréhensibles…
    Jusqu’où mettre le prix pour consommer de qualité, tout en respectant l’environnement, notre santé et bien sur certaines professions artisanales?….
    Merci pour l’info, ce soir je serai devant M6!

  • Anne (Papilles et Pupilles)
    14 octobre 2007 à 18h21

    Aujourd’hui je trouve qu’il est très difficile d’avoir une idée du prix des choses. Regarde si tu achètes des blancs de poulet par exemple. Tu en as à tous les prix. Et le prix n’est même pas un facteur de qualité !
    Alors peut être que ton tarama valait ce prix parce que cela représente un travail fou ? ou alors il a une politique tarifaire qui fait qu’il applique un coefficient multiplicateur énorme, ….
    En tout cas merci pour ton billet. Je n’avais pas regardé le programme télé alors j’aurais bien pu le rater 😉
    bonne fin de dimanche

  • stephane
    14 octobre 2007 à 18h34

    Une autre question : qui est sensible aux bons produits et combien de personnes arrivent à faire la différence entre du bon et du moins bon?
    Tout est une question d’education et biensur de moyen…
    Pour ma part j’ai regardé l’emission Les nouveaux explorateurs et le celebre fred Cooker (il a quand meme pas inventé la poudre) sur C+ et un voyage en inde…De tres belles images…
    Bon dimanche

  • verO
    14 octobre 2007 à 18h44

    Je comprends tout à fait tes interrogations. N’étant pas née avec une cuillère d’argent dans la bouche,l’aspect pécunier me préocuppe tout autant que l’aspect santé.
    Une autre question me vient alors à l’esprit, mais pourquoi est-ce que les industriels ne peuvent pas décemment nous proposer des mets plus sains ? Pourquoi industrialisation rime avec bon marché et mauvais pour la santé ? Est-ce si difficile de faire bon et sain en grande quantité ? Je reste dubitative, mais je pense qu’avec les techniques actuelles celà doit être possible sans trop de difficutlé. Alors où est le problème ? A mon avis, il est dans la législation qui autorise certains ajouts dans ces préparations. Et aussi un aspect économique de loin pas négligeable: l’industrie alimentaire est une grande puissance jusqu’en politique.
    Pour ce qui est du prix que tu as payé, je pense qu’il est légitime même s’il est onéreux pour tout un chacun. A savoir, et tu le dis toi-même, que ton poissonnier pêche lui-même son poisson, une chose. Que ce poisson devrait être en principe du tacaud ou du cabillaud, poisson pas si bon marché que ça, deuxième chose. Que le traitement des oeufs après la pêche demande une certaine expérience et du temps, troisième point.
    Ensuite, il faut préparer le tarama et ne pas se tromper dans les quantités de production. Le tarama vendu par ce poissonnier est un produit frais rapidement périssable, 4e point. S’il ne vend pas toute sa production, elle devient impropre à la consommation et il devra la jeter, donc perte, 5e point.
    Oublie le tarama industriel et persiste dans la réalisation de ton tarama maison. Et pourquoi pas en demandant la recette à ton poissonnier. 😉
    Bien à toi
    verO

  • mercotte
    14 octobre 2007 à 19h32

    Je viens effectivement d’entendre le lancement de l’émission que je vais regarder avec intérêt. les remarques de Véro sont très pertinentes, je n’avais pas compris que ton poissonnier pêchait mais qu’il allait se fournir en Bretagne peu importe mais tu sais comme moi que les bonnes matières premières coûtent cher , de plus les artisans ont des coûts de fabrication importants ils doivent sans cesse remettre leur outil de travail aux normes et si nous n’avons plus qu’un seul poissonnier à Chambéry c’est que les autres ont du fermer , les frais à engager pour être aux normes étant bp trop lourds et fréquents ! ceci explique cela !! Pour les blancs de poulet dont parle Anne, je trouve que les “bios” sont chers certes mais incomparablement meilleurs que tous les poulets fermiers que l’on trouve généralement ! Bon si on a la chance d’être à la campagne et d’avoir le vrai poulet du voisin là c’est encore mieux !! bonne soirée, biz !

  • willykean
    14 octobre 2007 à 20h27

    Je suis d’accord avec mercotte. Il vaut mieux acheter cher et bon chez votre poissonnier que industriel. C’est vrai que le tarama lorsqu’on a gouté au bon tarama, on a plus envie de revenir en arrière.
    Chez moi faire les courses avaient été au de mon mariage une affaire épineuse. Je choisissait des produits frais, bio et de meilleure qualité. Mon époux quant à lui, opte pour depuis toujours pour la quantité et le prix bas.
    Je ne fais plus les courses, sauf quand j’invite et là je choisi du bon et ce qui me plait. Je mange de moins en moins de poulet même fermier car pour moi, élevé en plein air, il est quand même nourri donc pas vraiment bio.
    Dans mon pays d’origine, on les appelle (les poulets) des “bicyclettes”, aussi fines que des bicyclettes, ils courents se nourrir et atteignent rarement le poids des poulets fermiers d’ici…;

  • Véro
    14 octobre 2007 à 20h34

    Je suis ravie de trouver cette info chez toi, je zappe illico sur la 6… C’est malheureusement un problème au quotidien, et la poissonnerie est un lieu privilégié pour ce genre de questions (le bon poisson pêché devient un produit de luxe!). Et si on sort des cuisines, c’est encore pire… La maison de mes rêves, par exemple, était chauffée par géothermie, avec un système de recyclage de l’eau du bain pour la chasse d’eau… Celle que mon banquier a bien voulu me laisser avoir, non…

  • rosine
    14 octobre 2007 à 20h44

    De toute façon, bientôt le problème ne se posera plus, vu que les cabillauds auront tous disparu.

  • rosine
    14 octobre 2007 à 20h52

    suite: c’est pour ça qu’il est si cher !
    Si on veut vraiment avoir un comportement éco-citoyen, le mieux est de ne pas en manger !
    http://www.consoglobe.com/ag-agir_1974_poissons-evitez-especes-voie-disparition.html

  • Lulu
    14 octobre 2007 à 20h55

    Après avoir vu dernièrement un reportage sur la vanille (production, transformation) dans Envoyé Spécial, j’ai été écoeurée de façon radicale.
    Je prenais peu à peu l’habitude d’acheter un peu de Bio à la hauteur de mes moyens financiers, pour les yahourts en tout cas c’est sûr je ne reviendrais pas en arrière.
    J’ai toujours acheté ma viande et mon poisson au marché, j’aime savoir ce que j’ai dans l’assiette, quitte à y mettre un peu plus d’argent.

  • bblinou83
    14 octobre 2007 à 21h42

    Moi aussi j’ai acheté du tarama chez le poissonnier. Ca n’a rien à voir avec celui des grands magasins et en plus, il n’y a pas de colorants. Je me souviens que j’ai payé 3€ le pot, mais je ne me souviens plus de la taille du pot.

  • MyriamJ
    14 octobre 2007 à 22h04

    moi aussi j’ai déjà fais cette expérience tarama poissonnier… et c’est net ! je préfère en avoir rarement mais du bon ! pour Capital ce soir c’est raté… mon mari est vraiment trop rugby et visiblement troujours pas calmé ;0((

  • vanille
    15 octobre 2007 à 0h20

    Vero et Mercotte ont bien cerné le problème. Un poissonnier correct ne devrait mettre à son étal que de la belle marchandise
    Hors ce n’est pas toujours le cas, leurs pertes seraient trop importantes. Cela plus les charges qui incombent aux petits artisans expliquent un peu le prix du poisson, qui s’il est beau atteint des prix exhorbitants. Si nous persistons tous à acheter des poissons médiocres, provenant de pêches de gros bateaux, (c’est plus rentable, les bateaux restent + longtemps en mer), nous risquons à + ou- longue échéance de ne plus avoir qe poissonnier de proximité.
    Ceci dit, n’appréciant pas le tarama outre mesure jusqu’à peu, il m’est difficile de donner un conseil. Mais le dernier numéro de Régal, offre un test comparatif où celui qui atteint la meilleure note, est celui de Champion.
    Cela fait 2 fois qu’on m’a offert du Tarama de chez G.Detou, et je dois dire qu’il est excellent. Seul inconvénient, il se conserve trés peu. Il est trop tard pour une bonne soirée, alors bonne nuit.

  • NONO
    15 octobre 2007 à 10h59

    Je fais depuis très longtemps mon tarama avec des oeufs de cabillaud que j’achète dans un supermarche oriental/arménien de Lyon.
    Ils se présentent en vrac dans un bidon à environ 25€ le kilo sachant qu’avec 100g on obtient environ 300g de tarama selon ma recette qui je le dis avec modestie est très bonne.
    Je vérifierai la composition la prochanie fois et te tiendrais au courant.

  • bouton d'or
    15 octobre 2007 à 11h35

    C’est un vaste problème. Je me souviens avoir évoqué il y a des années ce sujet sur le forum Marmiton en disant que si on acceptait d’acheter en supermarché le kilo de roti de porc à 3 euros, il fallait quand même se poser des questions sur ce qui revenait effectivement au producteur, beaucoup m’avaient répondu qu’il fallait bien se nourrir. Les oeufs de cabillaud ont toujours été un produit cher donc le tarama également. Je pense que le prix doit être en relation avec le plaisir, un bon poulet fermier c’est quand même autre chose qu’un poulet industriel et si on se sent concerné par l’environnement, la qualité de vie … il vaut mieux acheter des bons produits qui respectent au mieux ce à quoi on croit. Je suis partisante d’acheter moins mais meilleur et le reste du temps de se nourrir plus chichement avec des plats excellents tombés en désuétude comme les légumineuses.

  • isabelle
    15 octobre 2007 à 12h41

    j’ ai toujours fait mon tarama avec un mélange judicieux de crème fouettée , mascarpone , œufs , sel , échalote hachée , jus de citron ; j’ avoue que celui du supermarché je ne peux pas , et celui du poissonnier je n’ ai pas les moyens : il te suffit d’un peu de colorant rouge pour berner tes invités qui ont toujours mangé celui du magasin rose fluo et qui refuse de gouter le orange très pale

  • vanessa
    15 octobre 2007 à 14h04

    je suis d’accord avec toi !
    qq’un a dit récemment au sujet de la polémique autour des mannequins maigres que ce qui le choquait “ce n’était pas que les mannequins soient maigres mais que les pauvres soient gros “!!
    j’ai trouvé ça éloquent !

  • Le confit c'est pas gras
    15 octobre 2007 à 17h46

    Je suis d’accord avec Bouton d’or : les très bon produits sont souvent chers, mais je préfère acheter ceux-là et en manger moins souvent !

  • camille
    15 octobre 2007 à 18h01

    Salut, le meilleur tarama que j’ai mangé est celui de Bahadourian aux halles de Lyon: indescriptible mais le prix est horible! La premiére fois que j’y suis allée ils ont du faire une erreur dans le prix et je n’ai pas payé trés cher ( même trés peux cher). Une seconde fois j’y ai emmené ma maman… et là nous sommes resté bouche bée devant le prix que la caissiére nous à anoncée, pareil nous n’avons pas ossez dire non.
    Mais je pense que ça nous arrive de plus en plus souvent de ne pas le faire alors que de plus en plus souvent les prix sont exorbitant. Je suis étudiante et je vois beaucoup de mes amis qui ne peuvent pas manger équilibré et encore moins se faire plaisir!
    Merci pour votre blog

  • gredine
    15 octobre 2007 à 18h06

    J’ai un souvenir cuisant identique chez le primeur. Mon porte-monnaie n’a pas résisté à 2 melons, certes excellents mais hors de prix que je n’ai pas osé refuser étant donné qu’il me suffisait de refléchir pour réaliser leur prix au poids. Mais depuis, le commerçant ne m’a jamais revue. Pour le poisson, c’est différent. C’est devenu un produit de luxe et si en plus on veux de la qualité, il n’y a pas de miracle. Savoure bien ton tarama

  • Eleonora
    15 octobre 2007 à 18h55

    Trop tard pour moi.Je pense que c’était intéressant de voir un peu. Surtout que c’est important. La nature est belle, il n’y qu’à voir aujourd’hui, c’était une belle journée, voir les arbres, entendre les petits oiseaux, les canards dans le canal, du coup j’ai pris des photos. Et manger sain c’est très bien. Bon sujet. Je te souhaite une bonne fin de journée et à bientôt.

  • pascale
    15 octobre 2007 à 23h31

    Stella : merci, il est clair que l’on doit aujourd’hui être plus attentifs à l’actualité pour être des consommateurs avertis.
    Fabienne : je garde précieusement ton astuce
    Eliz : c’est exactement cela mon souci
    Anne : ah le poulet, vaste sujet. Et oui, j’aurais pu encore mal tomber avec mon tarama.
    Stéphane : je pense que c’est plus compliqué que cela. Ce n’est pas facile de détecter le bon produit du mauvais si l’on pas la possibilité de goûter à un large éventail de produits permettant de construire notre mémoire gustative. Tu viens du monde de la gastronomie, c’est donc plus facile pour toi.
    Monique : je n’ai pas encore testé la recette d’Anne mais ça vaut le coup d’essayer.
    Véro : merci pour tes questions très pertinentes. J’avoue ne pas oser demander la recette à mon poissonnier car il me terrorise un peu
    Mercotte : je suis d’accord avec toi, les produits de bonne qualité sont souvent plus chers. Mon pb est de savoir quel est le juste prix pour la qualité. Qui me dit qu’en achetant des produits de qualité chez mon poissonnier, je ne suis pas en train de payer son emplacement dans le centre ville par exemple ?
    Willykean : comme je le dit dans mon billet, je suis souvent prête à payer plus cher pour la qualité si je suis certaine que c’est le prix juste et que le bénéfice va bien dans les poches du producteur pour son travail et non pas dans des taxes dont je ne connais même pas l’existence.
    Véro : pour résoudre le pb, j’achète souvent des poissons comme du maquereau ou des sardines sur le marché ou chez mon poissonnier. C’est très bon et c’est mois cher. Je réserve les poissons de luxe pour les grandes occasions.
    Rosine : tu peux être certaine qu’à ce prix là, je ne suis pas prête de manger du tarama demain
    Lulu : heureusement tout n’est pas hors de prix chez les commerçants locaux et c’est super de les soutenir.
    Bblinou : bienvenue au club
    Myriam : ah oui, tu n’as pas un mari anglais toi. Je risque de vivre la même chose samedi prochain
    Vanille : merci pour l’info de Régal, je n’avais pas vu, je fonce regarder.
    Nono : j’attends avec impatience tes conseils
    Bouton d’or : j’aime beaucoup ta remarque sur les bons produits bon marché comme les légumineuses. C’est rassurant de savoir que l’on peut faire de bonnes choses avec des produits de qualité et bon marché. C’est un peu comme certains poissons moins nobles.
    Vanessa : ah sujet pour le moins polémique …
    Anaik : c’est vrai que c’est bon de se faire plaisir de temps en temps mais il ne faut pas que le prix soit tellement important que l’on se sente pratiquement honteux et mal à l’aise.
    Camille : ah comme je te comprends. On devrait oser faire machine arrière.
    Gredine : heureusement que tes melons étaient fameux.
    Eleonora : excellente soirée à toi aussi.

  • Marlou
    16 octobre 2007 à 12h10

    Manger moins ou chichement, mais mieux? Payer plus cher et mieux manger?? Il y a des familles en France qui ne peuvent même pas se permettre d’avoir ce genre de pensées! Elles n’ont même pas le choix! Il faut manger et ça s’arrête là, elles font avec un budget plus que sérré, alors elles ne se demandent pas si le poulet est industriel ou non, ou si les produits industriels sont bien faits ou pas, le but étant de se nourrir. Parole d’une personne qui a connu des jours maigres, où manger un steak une fois tous les 6 mois c’était le Paradis!
    Aujourd’hui est un autre jour et la roue tourne, si je ne pose plus de question niveau ” bouffe” il n’en reste pas moins que si effectivement, je me fournis en produit de base Bio ( farine, beurre, eau, lait…etc ) il est hors de question de m’y fournir en produit plus élaboré, c’est abusivement cher!
    Viandes, poissons et volailles de qualité, j’essaie de faire au mieux, je fais la part des choses, et j’achètes des produits ” industriels” sans honte. Le poisson? nous y avons renoncé, en tout cas pour certains “spécimens”.
    Et puis les agences de Pub font très bien leur boulot, elles savent mettre les produits dits “industriels” en valeur, et surtout savent nous les rendre indispensables.
    Et puis les artisans sont souvent abusivement trop cher! A chaque fois que je mets les pieds chez l’un d’eux, j’ai souvent les cheveux qui frisent, et le coeur qui lâche au moment de passer à la caisse. Et pourtant, je suis comme beaucoup de gens: je veux manger sainement ( donc je fais beaucoup de choses moi-même), mais parfois je dois mettre de l’eau dans mon vin, j’apprécie de finir mon mois sans me faire torpiller par mon banquier.
    Désolée pour ce coup de gueule, mais il ne coule pas toujours de source d’avoir les moyens de manger Bio ou produits Fermiers. On fait avec les aléas de la vie, et ce qui compte c’est de ne pas mourrir de faim!!

  • marion
    16 octobre 2007 à 23h52

    sans TV je ne pourrai pas voir cette émission sans doute très révélatrice des inégalités de cette société : la culpabilisation d’acheter des produits de grande consommation face à des produits de qualité … au prix du caviar ! Quand on souhaite être vigilant, cela tient du casse tête 🙁

  • Sylvie Jamet
    30 octobre 2007 à 16h35

    Oui tout a un prix.
    D’un autre côté notre santé dépend directement de ce que nous mettons dans notre assiette. Alors mieux prévenir que guérir, et mieux vaut rarement manger de ce Tarama mais en manger du bon… Et si le prix d’une assiette sans conservateurs est équivalent du prix d’un médicament, mieux vaut surveiller notre alimentation. idem pour l’environnement.
    Sylvie Jamet, accordéonaute et terrienne

  • Jamet Sylvie
    1 novembre 2007 à 14h30

    Deux phénomènes antagonistes : Assombrissement global (Obscurcissement global) et réchauffement climatique – complexité d’une modélisation du réchauffement – Terre en danger
    Voici le lien vers une description très précise
    du phénomène d’assombrissement global (Obscurcissement global) qui touche notre planète du fait de la pollution :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Assombrissement_global
    J’en avais parlé à l’ouverture de mon blog, en septembre 2005
    (dans cet article http://sylviejamet.over-blog.com/article-852687.html ). Une petite poignée de sites internet diffusaient cette information . Les descriptions de ce triste et grave phénomène se sont faites plus nombreuses en 2007 sur le WEB, mais le phénomène d’obscurcissement reste encore peu connu du grand public.
    Pourtant des évènements climatiques malheureusement survenus depuis semblent dûs à ce phénomène, parmi lesquels :
    – feux de forêts au Portugal en 2005 et en Grèce en 2007.
    – plus généralement des dérèglements météorologiques récents :
    – cyclônes particulièrement puissants et dévastateurs en Amérique du Nord (Katrina, 2005) et aux Caraïbes (Dean en 2007 p. ex.)
    – inondations catastrophiques en Europe : Angleterre (2007) p. ex. ; mais aussi en Afrique sub-saharienne en août 2007, précisément là où la sècheresse avait duré des décennies, lorsque l’assombrissement était maximal en Europe
    – fonte de la banquise en septembre 2007 beaucoup plus forte que lors des années précédentes, plus forte que prévue.
    Je vous résume le problème :
    Les particules de pollution obscurcissent les couches basses de l’athmosphère, car elles engendrent la création de nuages (des brumes grises planant au-dessus des villes, les smogs). Ces nuages agissent commes des miroirs réflechissants sur lesquels butent la lumière, qui ne peut donc atteindre le sol. Les traînées de condensation des avions seraient également impliquées dans l’assombrissement global, car elles génèrent la création de nuages à de très hautes altitudes, où il n’y a pas de nuage normalement. Une étude faite aux Etats-Unis dans les jours qui ont suivi les attentats du 11 septembre 2001 a montré que l’écart entre temptérature nocturne et diurne a augmenté ces jours-là, pendant lesquels le ciel bleu ne comportait aucune traînée d’avion pour cause d’arrêt du traffic aérien.
    Le manque de lumière empêche l’évaporation de l’eau, malgré la hausse de température due au réchauffement climatique. En effet l’évaporation dépend plus de la luminosité ou du vent que de la lumière. S’il n’y a pas d’évaporation, il y a donc moins de pluie, d’où un risque de désertification de zones tempérées. D’autre part cela engendre une baisse de la température dans les basses couches de l’athmoshère, puisque la lumière ne parvient plus jusqu’à elle.
    Cette baisse de la température de la Terre engendrée par le phénomène d’obscurcissement global allant à l’encontre de la hausse de température engendré par l’autre phénomène de réchauffement climatique,il est clair que chacun de ces deux phénomènes antagonistes a caché les effets du phénomène contraire : ainsi la température aurait encore plus augmenté sous l’effet du réchauffement climatique si l’obscurcissement globla n’était pas venu abaisser cette température. La constatation réciproques est vraie également : la baisse de la températuire de la planète engendrée par le phénomène d’obscurcissement global aurait été bien plus fort si parrallèlement la température n’avait pas été augmentée par le réchauffement climatique.
    De préoccupantes questions en découlent, et il va falloir qu’on réfléchisse sérieusement au problème, car c’est grave :
    – Finalement on n’a pas une mesure exacte des effets qu’aurait engendré le réchauffement climatique si l’obscurcissement global n’avait pas existé, car ce dernier a masqué les effets en question. On n’a pas non plus une mesure exacte des effets qu’aurait engendré l’obscurcissement global si le réchauffement climatique n’avait pas existé, car ce dernier a masqué les effets en question. Difficile dans ces conditions de faire une modélisation de l’un ou l’autre de ces phénomènes de réchauffement et d’obscurcissement et de pouvoir prévoir comment ils évolueront à l’avenir (et donc de trouver des solutions stratégiques). Un exemple : aucun des modèles climatiques utilisés actuellement n’avait prévue une si forte fonte de la banquise en septembre 2007
    – La coexistence de ces deux phénomènes d’obscurcissement global et de réchauffement climatiques, par leurs effets contraires qui se compensent, crée, tel un balancier, une sorte d’équilibre. Cet équilibre pourrait donc nous sembler utile, au premier abord.
    Mais il nous faut lutter contre les polluants qui sont dangereux pour la vie sur terre, nous ne pourrons laisser ces deux phénomènes s’accentuer, même s’ils créent un équilibre.
    Problème : si on lutte contre l’un des deux processus, on va laisser l’autre processus prendre le dessus. La diminution de l’utilisation de polluants dans les villes d’Europe occidentale semble ainsi la cause des canicules qui ont touché l’Europe en 2003.
    Ainsi, si on lutte seulement contre le réchauffement climatique on va laisser la place à un processus d’obscurcissement plus fort, risquant ainsi une désertification de zones tempérées par manque d’évaporation de l’eau, et un refroissement de certaines régions tempérées. A l’inverse si on lutte seulement contre l’obscurcissement planétaire, on va laisser le réchauffement climatique s’amplifier.
    Mais comment lutter de front contre ces deux processus puisqu’on ne sait pas modéliser leurs effets respectifs ? Le risque est, de par nos actions correctives, de laisser le balancier osciller trop dangereusement vers l’un ou l’autre de ces deux processus. ça va être compliqué de résoudre la problématique, ça va être compliqué d’agir en créant le moins possible de catastrophiques “effets de bord”…
    http://sylviejamet.over-blog.com/article-13472777.html
    Ecologiquement votre,
    Sylvie Jamet

  • Alekss
    6 novembre 2007 à 6h06

    Bonjour! Je suis désolée mais au Québec, nous ne connaissons pas le tarama.. Honte à nous!! Par contre, incorrigible curieuse que je suis, j’aimerais connaître sa composition et son usage, s’il-vous-plaît.

  • Eloïse
    24 juillet 2009 à 16h18

    Bonjour,
    Je débarque un peu tard sûrement mais pour ma part je fais du tarama avec des oeufs de cabillaud, du mascarpone et du jus de citron, le tout au mixer. Le mascarpone rend le tarama très crémeux. Bien sûr récemment le prix des oeufs a fortement augmenté, j’en fais donc moins souvent. Mais quel délice.
    Merci en tout cas pour votre blog que je consulte très régulièrement, vos idées de recettes sont super et vous avez un style très agréable à lire.
    Bonne continuation.

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