Comment faire un Mont Blanc aux marrons, sans se prendre la tête ?
Comment faire un Mont Blanc aux marrons facile ?
Le Mont Blanc d’Angelina est le dessert préféré de ma sœur Caroline. En fin d’année, alors qu’elle se remettait d’une opération délicate, mon beau-frère, en pension chez nous, allait quotidiennement chez Angelina en scooter pour acheter un Mont-Blanc avant d’aller voir ma sœur à l’hôpital.
Est-ce grâce à cela qu’elle a gardé un moral d’acier et qu’elle a rapidement retrouvé ses forces ?
Début janvier, je me suis mise en tête de faire un Mont-Blanc pour lui faire plaisir. J’ai commencé à réfléchir, en me demandant comment faire tenir la chantilly en dôme et comment « accrocher » les vermicelles de marron sur le dôme de manière esthétique.
J’ai fini par trouver cette recette sur le blog Du nez au Palais, inspirée de celle de Christophe Sabaton et j’ai acheté des moules en demi-sphère. Malheureusement, à force de réfléchir, je n’ai pas eu le temps de préparer le Mont-Blanc pour la venue de ma sœur !
Ce week-end, nouvelle visite. Cette fois, j’étais parée car entre-temps, j’ai découvert la recette d’Edda, préparée pour le supplément du magazine Régal de Noël 2012, qui a résolu mes questions métaphysiques sur la présentation du Mont-Blanc.
Dans sa recette, on retrouve tous les ingrédients du classique Mont-Blanc mais comme il est servi dans une verrine, pas de prise de tête quant à la présentation.
Je me suis donc lancé. Le plus difficile est de disposer les vermicelles de marron. J’avais acheté il y a quelques années une douille à vermicelle (douille à nid) mais comme le mélange est assez ferme, les poches à douille ont tendance à casser. Je me suis souvenue de ma presse à biscuits dont je me sers 4 fois par an pour faire les spritzbredele et les churros. Bonne nouvelle, ça marche très bien, le plus difficile étant tout de même de les positionner sur le dessert de manière harmonieuse.
Verdict : en cuisine, rien ne fait plus plaisir que de faire plaisir aux autres. Ce fut le cas, ma sœur Caroline était ravie (et émue). On retrouve vraiment l’esprit du Mont-Blanc d’Angelina. Ce dernier est bien entendu irremplaçable mais vous ferez des heureux avec cette version, foi de Scally.
Merci à Edda qui s’est certainement décarcassée pour trouver les bons dosages.
Mont-Blanc aux marrons
Par rapport à la recette d’Edda, j’ai préparé ma crème fouettée avec un peu de Philadelphia car je trouve que cela lui donne une très bonne tenue, parfaite pour ce type de dessert. J’ai ajouté une cuillère à soupe de sucre glace et j’ai utilisé moins de meringues.
Ingrédients pour 6 verrines
200 g de pâte de marrons
150 g de crème de marrons
2 cuil. à soupe de rhum
60 g de meringues faites maison ou achetées chez un pâtissier
25 cl de crème fleurette bien froide
30 g de Philadelphia
1 cuil. à soupe de sucre glace
Les graines d’une gousse de vanille
9 marrons confits ou glacés
Mélangez la pâte de marrons, la crème de marrons et le rhum, afin d’obtenir une pâte homogène et un peu ferme. J’ai utilisé un mixeur plongeur.
Remplissez votre presse à biscuits et réservez au frais pendant au moins une heure (si vous utilisez une douille à vermicelles (douille à nid), ne conservez pas ce mélange au frais).
Dans un bol, mélangez la Philadelphia, le sucre glace, la vanille avec 30 g de crème liquide.
Versez le restant de la crème liquide, fouettez en chantilly, en démarrant doucement puis en augmentant la vitesse au fur et à mesure que la crème monte.
Elle doit avoir la consistance d’une crème à raser un peu ferme.
Mettez dans une poche à douille et réservez au frais.
Concassez les meringues entre vos mains.
Concassez 6 marrons confits et coupez les autres en deux.
Dans chaque verrine, mettez :
6 g de meringues
15 g de vermicelles de marron (1 grosse cuillère à soupe)
20 g de chantilly
1 marron confit ou glacé concassé
3 g de meringues
10 g de chantilly
30 g de vermicelles de chantilly (2 grosses cuillères à soupe)
1 demi-marron confit ou glacé
PS : les grammages sont là pour vous donner une idée des rapports entre les éléments mais vous n’êtes pas obligés de les suivre à la lettre.
Réservez au frais jusqu’au moment de servir.
Note sur les ingrédients : j’achète ma pâte de marron et mes marrons confits chez G.Detou mais vous pouvez aussi les trouver sur des sites internet ou dans des épiceries qui vendent des produits pour les pâtissiers professionnels. La pâte de marrons est vraiment indispensable pour cette recette et permet d’avoir un résultat pro.
Nat75
Miam !
Edda
Un grand bravo, il est superbe !
Merci pour le clin d’oeil 🙂 Bises
Françoise
Voici un sommet d’attention et de gentillesse qui a dû toucher, réjouir et régaler ta soeur. Je t’embrasse bien fort, Françoise
Babeth
Pour une guérison totale, rien de mieux que l’amour et le soutien de sa famille ! Bravo pour cette recette pleine d’attention ! En souhaitant un bon rétablissement à ta soeur ! Bises Elisabeth
Mathilda
Ouuuu que ça donne envie ^v^. Personnellement, c’est au Japon que j’ai découvert ce dessert, il y est terriblement populaire, bien davantage qu’en France !
Zaza
Que de bonheur! Ma tante qui vit en Corse est une accro du Mont Blanc Angélina. Elle en rêve car ça fait 20 ans qu’elle n’en a pas manger. Malheureusement même par Chronopost je ne peux pas lui envoyer enfin j’en doute. Alors ta recette tombe très bien car je vais aller la voir avant l’été et comme je compte faire un détour sur Paris, je passerais chez G.Detou pour prendre ce qu’il faut et lui faire la surprise.
Merci beaucoup, grâce à toi, je vais faire une heureuse!
Marderelle
Ah le Mont Blanc de chez Angélina, que de souvenirs……. Merci pour ces astuces, je crois que je vais m’empresser de le tester….
Bon rétablissement à ta soeur !
Olivier
Merci pour la citation de notre blog http://www.du-nez-au-palais.com ! Au plaisir de vous lire et à très vite sur Du nez au palais ! Olivier
La médecine passe par la cuisine
Une superbe recette ! On sent derrière le plaisir que tu as de donner du bonheur. Merci ! Bises
Monique
Ta recette tombe vraiment bien : ma sœur est très malade et adore la crème de marrons. Je ne vais pas pouvoir lui faire moi-même ce Mont Blanc, je me réserve pour plus tard, mais je vais courir chez Angelina, en espérant que cela aura le même effet positif que pour ta sœur ! Merci pour tous ces partages !
Marie-Line
C’est vraiment horrible ce que vous nous faites subir !!!!C’est vraiment trop dur!!!Je me contente de noter toutes vos adresses en espérant pouvoir aller goûter tout cela : j’habite LYON !!!Comment faites-vous pour rester mince ?
Mille mercis pour toutes ces découvertes.
(Je prendrai bien la place de Stéphanie)
Alicia
Le mont blanc m’a toujours intriguée par cette larve posée au dessus mais je l’aime pour son goût fondant.
StellaCuisine
Décidemment, pour moi aussi le Mont Blanc à une histoire de famille particulière, d’un moment difficile, d’un dessert qui a eu pour habitude de réconforter une personne qui en avait particulièrement besoin !
Quand j’étais jeune (12-13ans je crois), ma maman a connu une période difficile. Alors j’avais fait toutes les boulangeries de la ville et des alentours (en bus !) pour réussir à trouver le Mont Blanc (ou torche aux marrons comme on l’appelle chez nous).
Quand je l’ai ramené à ma maman, elle était heureuse, et cela lui faisait un bien fou. C’est dingue le pouvoir et l’histoire que portent les desserts 🙂
En ce qui concerne les nids, pareil que toi ma douille à nids ne suffisait pas. J’ai donc utilisé mon presse ail, cela marche très bien !