Salades de fèves séchées à la tomate, roquette et maïs ou histoire d’une maman pas désespérée.

Salades de fèves séchées à la tomate, roquette et maïs

« Maman, qu’est ce qu’on mange ce soir ? » me demande Noé en montant en courant les 3 marches qui mènent à la cuisine.

Cette question me fait toujours sourire car je me souviens encore comment elle avait le don d’agacer ma mère lorsque nous la lui posions. J’aime sentir dans cette question toute la confiance que peuvent avoir les enfants dans le fait qu’ils vont effectivement avoir un repas, chaque soir. J’aimerais leur expliquer, que ce n’est pas toujours le cas partout, et parfois même, pas très loin de chez nous.

La plupart du temps, je réponds puis j’attends les réactions : « super » ou « oh », d’un ton légèrement déçu, selon le plat en cours de préparation.

Ce soir là, à l’arrivée de Noé, je me suis retournée machinalement vers la pendule de la cuisine « Zut, encore une fois piégée par le temps ».

J’ai refermé mon portable d’un coup sec, je l’ai déposé dans un coin de la cuisine me promettant bien de ne pas y toucher jusqu’au lendemain matin, juré, craché ….

J’ai répondu à Noé : « je ne sais pas encore, mais je t’appellerai plus tard, tu m’aideras à préparer la table ».

Lorsque je passe beaucoup de temps à tester mes recettes pour mes livres ou pour les sites pour lesquels j’écris, j’apprécie particulièrement de cuisiner, sans que rien ne soit prévu et encore moins écrit.

Je commence par regarder quels légumes il me reste, j’ouvre ensuite le réfrigérateur et sort tout ce qui peut servir, profitant au passage pour faire un peu de tri et utiliser les produits pour lesquels j’ai craqué, comme l’extrait aux huiles essentielles de cumbava.

Tout en déposant mes trouvailles sur le plan de travail, le repas se construit petit à petit dans ma tête.

Ce soir là, je suis partie d’une boite de fèves séchées déjà cuites achetées dans une épicerie de la rue Montorgeuil. Ces fèves ne sont pas très connues dans notre cuisine. Ce sont elles qui entrent, avec les pois chiches, dans la composition des délicieux falafels, boulettes végétales, emblèmes de la cuisine du moyen orient.

Avec la tomate qui me reste, une grosse poignée de roquette qui fera office d’herbe fraîche, c’est décidé, ce sera une salade de fèves qui accompagnera très bien le restant de poulet rôti.

Tout en préparant cette salade, je me suis dit que les choses avaient bien changé depuis cette époque où je n’aimais cuisiner que pour recevoir et que la cuisine quotidienne m’ennuyait profondément.

Aujourd’hui, c’est presque un jeu et surtout un grand plaisir et je me suis rendue compte dans ces dernières années que l’on peut très bien composer un repas tous les soirs, sans y passer des heures et surtout, sans que ce soit une corvée.

Ah, si je pouvais communiquer cela à mes amis qui trouvent parfois difficile de préparer quelque chose de rapide et qui change de l’ordinaire.

Salades de fèves séchées à la tomate à la roquette et au mais

400 g de fèves séchées cuites (voir notes)
150 g de maïs
1 tomate
2 poignées de roquette
Le zeste d’1 citron
2 cuil. à café de jus de citron
1 cuil. à café d’extrait de cumbava (facultatif, voir notes)
3 cuil. à soupe huile d’olive
½ cuil. à café de cumin moulu
Sel et poivre du  moulin

Rincez les fèves et le maïs, puis mettez-les dans un grand bol.
Retirez le pédoncule de la tomate, coupez-la en petits cubes puis ajoutez-les dans le bol.
Emincez la roquette et ajoutez-la dans le bol.
Ajoutez le reste des ingrédients, mélangez bien puis réservez au frais.

Notes sur les ingrédients

J’ai ajouté de l’extrait aux huiles essentielles de cumbava dont j’avais parlé sur mon site « A Table Et Compagnie ».
Si vous n’en avez pas, pas de souci, votre salade sera tout de même très savoureuse.

J’achète mes fèves séchées cuites dans une épicerie de la rue Montorgeuil. Si vous n’en trouvez pas, vous pouvez utiliser des haricots borlotti que l’on trouve très facilement dans les épiceries italiennes, des pois chiches ou des haricots blancs que l’on trouve partout.

14 commentaires sur “Salades de fèves séchées à la tomate, roquette et maïs ou histoire d’une maman pas désespérée.

  • Bouton d'Or
    14 août 2008 à 9h17

    Comme tu as raison, faire simple et bon au quotidien c’est à la portée de chacun mais il faut des bons produits. Mes fils sont capables de me demander plusieurs fois ce qu’on mange le soir même, surtout si le plat annoncé ne leur plaît pas beaucoup, au cas où j’aurais changé d’idée ….

  • Do
    14 août 2008 à 12h24

    C’est idiot mais je trouve que c’est ça le vrai art culinaire, savoir improviser un repas avec les 3/4 trucs qui se baladent, et dans un impératif de temps !
    Et en cela, t’es une vraie chef 😉
    Par contre je n’ai jamais vu que les “foul” rentraient dans la composition des pois chiches. Par contre elles sont servies très souvent avec le houmous, les falafels etc…

  • Alice
    14 août 2008 à 14h40

    C’est la cuisine la plus simple et la plus naturelle qui soit : celle qui se fait avec les moyens du bord et qui permet de faire exploser toute l’imagination et donc la créativité que l’on a en soi!
    Cette petite salade a l’air particulièrement appétissante!

  • tourmentdamour
    14 août 2008 à 18h39

    je suis comme votre maman, je détestais cette question ;-( mes “petits” qui ont maintenant 43 et 38 ans, me la posent quelque fois, lorsqu’ils sont de passage…

  • Eleonora
    14 août 2008 à 20h18

    Je viens de lire ton merveilleux billet…tu as raison, on ne cuisine plus de la même manière et moi aussi, j’ai pris goût à le faire avec plaisir..C’est vrai que c’est plus sympa quand c’est fait avec amour et pour les siens…Eh oui c’est souvent un véritable parcours du combattant. Pourtant comme ta recette, il suffit de quelques ingrédients et hop, voilà une belle salade qui change de la verte…Passe une belle journée du 15 août avec ta petite famille. A bientôt.

  • Flo Bretzel
    14 août 2008 à 22h34

    Mes enfants ne sont pas des aventuriers du goût ces derniers temps mais les pois chiches ont leurs faveurs alors je vais en profiter!

  • Mamzelle Gwen
    15 août 2008 à 10h44

    Moi, j’aime cuisiner pour ma petite famille le soir après le boulot. çà me détend et me permets de commencer la soirée de façon agréable :-p

  • CoinCoin
    15 août 2008 à 20h45

    Qu’elle a l’air bonne !

  • Débo
    15 août 2008 à 21h48

    C’est quelle épicerie? Celle au début de la rue (dans la partie entre les Halles et la rue Etienne Marcel)?
    Parce que ça me tente d’aller en acheter en voisine.

  • pascale
    17 août 2008 à 8h59

    Bouton d’or : merci beaucoup. Ah, les enfants sont très persévérants …
    Do : merci mile fois pour le compliments. En fait, les féves séchées entrent dans la composition des falafels, avec les pois chiches.
    Alice : merci beaucoup.
    Tourment d’amour : c’est drôle car cette phrase agace toujours ma mamamn aujourd’hui, tout comme vous.
    Eleonora : merci beaucoup et très bon dimanche à toi également.
    Flo : très bonne idée. N’hésite pas à les faire cuire qq minutes, même s’il sont déjà cuits afin de les rendre plus tendres.
    Gwen : ah oui, la cuisine comme moyen de détente, c’est très agréable à lire.
    Coin Coin : n’hésite pas à la faire chez toi.
    Débo : oui, c’est bien celle là, ils sont des produits super.

  • idées cadeaux
    17 août 2008 à 17h18

    Bon article, très interressant, je vous félicite vivement pour votre blog.
    je vous souhaite une bonne continuation et longue vie à votre site
    à bientôt
    anna

  • anne
    20 août 2008 à 10h20

    Je me reconnais pas mal dans tes lignes. moi aussi j’aime composer mes repas de la sorte, c’est un vrai plaisir.

  • birgit
    20 août 2008 à 10h33

    Je suis d’accord, les gens ont peur de la cuisine au quotidien, alors que c’est grâce à elle qu’on est le plus inventif. J’essaye de convaincre mes amies de s’y mettre. C’est tellement satisfaisant de savoir cuisiner les restes, de multiplier une portion et faire un plat pour 5. Quand je fais les courses, je ne sais pas ce que je vais cuisiner avec, j’achete au coup de coeur les fruits et légumes de saison. Je construis mon repas dans le train au retour du boulot, ça me décompresse et j’ai l’impression d’inventer chaque jour en fonction de l’humeur et du timing.

  • françoise
    27 octobre 2010 à 8h51

    combien de féves séchées pour 100g

Commentaires clos